Sculpture et architecture

Publié le - Mis à jour le 01-03-2013

Les oeuvres en plusieurs dimensions : sculpture et architecture. Le fait de commenter bien souvent des images plutôt que des oeuvres est particulièrement gênant pour analyser les arts du volume que sont la sculpture et l’architecture.

Ces deux arts ont aussi en commun de se déployer à partir de contraintes techniques (maîtrise insuffisante de la fonte du bronze par exemple) ou, à l’inverse, de potentialités techniques nouvelles (l’introduction des structures métalliques en architecture à l’époque contemporaine), qui pèsent de manière plus forte que dans la peinture.  Leur coût, qui renvoie en partie au coût des matériaux utilisés, constitue une autre caractéristique majeure.

La sculpture est ordinairement divisée en deux domaines :

  • le relief d’une part (bas-reliefs et haut-reliefs selon que la profondeur y est plus ou moins forte),
  • la ronde-bosse de l’autre.

La question du regard s’y pose de manière cruciale. Il va sans dire qu’on ne commente pas un groupe et sa composition de la même manière selon qu’il a été conçu pour être regardé d’un point de vue unique ou pour six à huit angles d’observation différents. En revanche, certaines problématiques sont communes avec la peinture (citations et émulation avec l’antique ; représentation de la figure humaine idéalisante ou naturaliste, etc.), même si elles prennent dans l’art de sculpture un sens particulier.

La recherche du mouvement y est ainsi beaucoup plus complexe, puisqu’un bras fortement détaché du corps ou un groupe ne reposant que sur un pied supposent la maîtrise parfaite de la pondération, sous peine que la statue rompe. La restitution de la tendresse des chairs, notamment enfantines ou féminines, dans la dureté extrême des matériaux (marbre) constitue un autre défi lancé au sculpteur et un lieu décisif de l’expression statuaire.

L’architecture, pour sa part, relève tout à la fois d’exigences incontournables (celles de solidité et de fonctionnalité, selon les principes établis par Vitruve au ier siècle avant J.-C. et repris depuis), de contraintes techniques, d’ambitions artistiques (de nouveau, le rapport aux ordres de l’architecture antique ou la référence à des maîtres comme Andrea Palladio, 1508-1580), de phénomènes de circulation des formes entre les nations. Mais elle doit aussi être analysée comme répondant de manière essentielle à des fonctions sociales en constante évolution, aussi bien pour l’architecture sacrée (trouver des formes de circulation qui favorisent le culte des reliques et des saints par exemple) que pour l’architecture privée (faire évoluer la distribution des pièces dans les appartements selon les évolutions des pratiques sociales).

 

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