Nos ancêtres les Sarrasins

Publié le - Mis à jour le 03-10-2016

Ce webdocumentaire construit un parcours autour des traces matérielles ou immatérielles laissées en France par la civilisation islamique.

Résumé

Si l’on s’en tient à l’histoire des manuels scolaires, « Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers en 732 », et toute présence islamique sur le territoire français disparaît… jusqu’à l’arrivée récente des travailleurs immigrés en provenance du Maghreb ! Or des découvertes archéologiques récentes attestent de la présence musulmane sur le territoire dès le VIIIe siècle. Constitué de vestiges archéologiques, de faits historiques, de connaissances scientifiques ou encore les légendes et de littérature, l’ensemble de ce patrimoine est assez ignoré et rarement mis en valeur. Ce passé sarrasin n’a pas pénétré le cadre du récit national français, beaucoup plus prolixe sur les Gaulois ou les Romains, les Francs et les Normands. Les temps changent comme les populations, et nous faisons le pari que les « Sarrasins » intéresseront un public de plus en plus nombreux.

Proposer une lecture cohérente des mémoires sarrasines.

L’idée originale du webdocumentaire Nos ancêtres sarrasins est d’inviter l’internaute à faire sa propre ”enquête” sur ce passé et à créer lui-même des liens entre tous les éléments présentés. Un des principaux enjeux est aussi de montrer les éléments visibles du patrimoine sarrasin, car les découvertes archéologiques en question sont relativement récentes et très peu mises en valeur. Une représentation cohérente de ce patrimoine élargit le champ du récit national. En particulier, elle inscrit les Français d’origine musulmane dans un passé beaucoup plus ancien que celui de la colonisation.

Privilégier les expériences positives

Derrière l’idée d’un patrimoine sarrasin, il y a l’idée de raconter un passé plus riche et plus nuancé que celui, récent et dévalorisant, de la colonisation. Un autre passé, que les Français d’origine musulmane, entre autres mais pas seulement eux, seraient susceptibles de vouloir s’approprier.

 

Coproduction : Drôle de Trame, Universcience, l’Inrap, France 3 Corse, France Télévision et l’Institut du monde arabe

Réalisation audiovisuelle: Robert Genoud

Graphisme : Naji el Mir