Le Paris-Dakar cherche à devenir vert

Publié le - Mis à jour le 08-01-2013

Depuis samedi et jusqu’au 20 janvier, 1700 concurrents du Paris-Dakar parcourent l’Amérique du Sud, en camion, à moto, en quad ou en voiture. Durant ces 2 semaines, 449 véhicules parcourront environ 8000 kilomètres à travers le Pérou, l’Argentine et le Chili… Au risque d’abîmer l’environnement ?

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David Casteu (Yamaha) dans les dunes de Pisco (www.casteu.fr)

Cette année, les candidats vont parcourir des lieux uniques comme la cordillère des Andes ou encore le désert d’Atacama, l’un des plus chauds du monde. Pour éviter que ces endroits ne soient abîmés par les véhicules, de nombreuses mesures ont été prises. « Plusieurs mois avant la course, nous proposons aux ministères de l’environnement des pays traversés, une carte du parcours du Dakar, explique Grégory Murac, responsable de l’environnement pour le rallye. Si des sites archéologiques se trouvent sur le chemin que nous avons choisi, les ministères nous le signalent, et nous modifions le trajet. Les endroits à protéger sont signalés pour être bien visibles des participants. ».

Un règlement anti-pollution

Chaque candidat doit également signer, avant la course, une charte dans laquelle il s’engage à respecter l’environnement. « Les participants ne doivent laisser aucun déchet sur place, » poursuit Grégory Murac« S’ils changent un pneu, ou s’ils perdent leur pare-chocs, ils sont obligés de l’emporter avec eux. Les coureurs qui ne respectent pas cette charte ont une amende. S’ils recommencent, ils peuvent même être exclus de la course. Une « équipe de nettoyage » suit également la course et ramasse tout ce qui a été perdu en route.».

« Un impact certain sur l’environnement »

UMalgré ces efforts le Paris-Dakar reste quand même une course de véhicules. Ceux-ci dégagent une grosse quantité de carbone. « Nous compensons cela avec des projets qui empêchent la destruction des forêts parce que les arbres absorbent le carbone, » se défend Grégory Murac« Ce que la course rejette est compensé par les arbres qui ne sont pas détruits, grâce à l’argent que nous versons à une organisation de protection de la nature. » Pour Stephen Kerckhov, délégué général de l’association Agir pour l’environnement, ces mesures ne sont pas suffisantes : « C’est mieux que de ne rien faire, mais cela ne suffit pas. Le Paris-Dakar a un impact certain sur l’environnement et le climat. Même si des forêts sont protégées, cela n’empêche pas la course de polluer. ». L’an dernier, le Paris-Dakar a produit environ 15 000 tonnes de CO2, l’équivalent de 15 000 allers-retours Paris-New-York en avion.

Valérie Petit

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