Sida : entre inquiétude et espoir

Publié le - Mis à jour le 29-09-2016

La Journée mondiale de la lutte contre le sida est célébrée chaque 1er décembre. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef rappellent que de vrais progrès ont été faits pour prévenir la transmission du virus, mais que les jeunes restent encore très touchés par la maladie.

© Maxppp

Plus de deux millions de jeunes dans le monde vivent avec le sida (chiffre de 2012). Ils ont entre 10 à 19 ans et un grand nombre d’entre eux ne bénéficient pas des soins nécessaires. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans certains pays, comme l’Afrique (où sévit fortement le sida), très peu d’adolescents ont accès au dépistage et à des conseils. Aussi, beaucoup de jeunes ignorent qu’ils sont porteurs du virus. Cela a entraîné dans cette population, une augmentation de 50 % du nombre de décès, entre 2005 et 2012. La Journée mondiale de la lutte contre le sida, chaque 1er décembre, est l’occasion pour l’OMS de redire aux États l’importance qu’il y a à agir pour que les adolescents puissent obtenir un dépistage, sans avoir à demander l’autorisation à leurs parents.

Un fléau mondial

30 ans après sa découverte, le sida reste un terrible fléau qui touche particulièrement les personnes et les pays les plus pauvres. Le responsable du sida est un micro-organisme appelé VIH (pour virus de l’immunodéficience humaine). Il attaque le système de défense du corps humain. Le virus met plusieurs années à se développer et, au fil du temps, la personne infectée devient de moins en moins capable de se protéger contre les maladies extérieures. On dit alors qu’elle a le sida. À ce jour, plus de 30 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH/sida. Les scientifiques n’ont pas encore trouvé comment guérir l’infection, mais des médicaments permettent de ralentir ses effets, et des chercheurs ont des pistes intéressantes pour neutraliser, et même peut-être détruire totalement le virus.

Un espoir pour l’avenir ?

Une équipe de scientifiques français, de l’Institut Curie à Paris, vient de faire une belle découverte. Aujourd’hui, on sait que les médicaments éliminent une bonne partie des virus qui attaquent les résistances de la personne infectée. Mais, ceux qui restent sont cachés dans des « réservoirs », des cellules infectées comme les lymphocytes T et macrophages. En mettant en présence des macrophages infectés avec un anticorps particulier, les chercheurs se sont aperçus qu’ils bloquaient le virus à l'intérieur de ces cellules. « En restant bloqué longtemps dans ce compartiment, le virus pourrait être détruit, explique l’équipe de Philippe Benaroch, qui travaille sur cette piste. Mais pour l’instant, nous en sommes au stade du travail sur des cellules en culture. Dans un corps humain, c’est différent. Il y a encore beaucoup de choses à vérifier ». Mais l’espoir semble réel !

 

Myriam Rembaut

Dépistage : ici, examen pour détecter une maladie (proposition de dico)

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