La violente agression sexuelle d'une étudiante fait réagir l'Inde

Publié le - Mis à jour le 28-09-2015

Cinq personnes suspectées d’avoir agressé sexuellement une étudiante dans un bus à New Delhi, en Inde, viennent d’être arrêtées. Ce crime tragique a eu lieu le 16 décembre 2012. Il a profondément bouleversé la population qui, depuis, ne cesse de manifester pour faire respecter le droit des femmes.

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Des élèves prient lors d'une veillée aux chandelles en hommage à "la fille de l'Inde", le 31 décembre 2012 à Ahmedabad (Inde). (REUTERS)

Son agression a été si violente qu’elle en est morte. Une étudiante de 23 ans revenait avec son ami d'une sortie au cinéma, le 16 décembre dernier, lorsqu’elle a été attaquée par un groupe d’hommes à l’arrière d’un bus. selon la police, la jeune femme (dont le nom n’a pas été révélé) a été violée à plusieurs reprises. Son compagnon et elle ont été frappés à coups de barres de fer, puis abandonnés sur le bord d’une route. L’étudiante est décédée le 29 décembre de ses multiples blessures.

Des droits limités

Cette effroyable affaire a créé beaucoup d’émotion en Inde. Des milliers de femmes ont manifesté dans les rues pour réclamer plus de respect pour les femmes. Dans ce pays, la parole des femmes est rarement prise en compte et ses droits sont limités. Même si les choses ont évolué « la pauvreté et le manque d’informations représentent un véritable frein à leur indépendance », explique Humanium, une association humanitaire d'aide au développement durable et de parrainage d'enfant en Inde.

La peine de mort : « Pas une solution »

« Le viol de New Delhi a mis en évidence le problème très répandu en Inde de la violence sexuelle », a déclaré l’organisation Human Rights Watch, juste après la mort de l’étudiante. Selon le National crime records bureau, en Inde, plus de 24 000 cas de viols auraient été enregistrés en 2011, mais très peu ont vu les auteurs de ces crimes aller en prison. Aujourd’hui, beaucoup d’Indien(ne)s demandent la peine de mort pour les agresseurs de la jeune fille. « Ce n’est pas une solution », répondent un certain nombre d’organisations de défense des droits de l'homme, comme Amnesty international. Pour elles, il est certainement plus important d’éduquer la population et d’appliquer de meilleures lois pour protéger les femmes.

Myriam Rembaut

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