Comment et où frappe-t-on la monnaie en France ?

France 3 Régions

Chargement de la playlist en cours...

Publié le - Mis à jour le 03-04-2017

Qui et comment frappe de la monnaie en France ?

Des pièces de 100 francs pacifiques (ou 100 francs CFP) par milliers, celles-ci et toutes les autres sont faites ici, dans l’usine de la Monnaie de Paris, à Pessac. En plus de frapper 800 millions d’euros et des pièces de plus d’une quarantaine de pays, elle livre chaque année une pluie de dix millions de pièces de francs pacifiques  pour la Polynésie, Wallis et Futuna et la Nouvelle Calédonie : la cadence est de 500 pièces à la minute.

Les pièces contiennent du cuivre, du zinc, de l’aluminium et peuvent contenir jusqu’à 25 % de nickel. Ces alliages de cuivre qui contiennent d’autres éléments comme le nickel entre autres, sont antibactériens donc une propriété intéressante pour l’utilisation qui en est faite par le public.

Dans ces francs CFP, le cuivre est chilien ou bulgare. Le nickel est calédonien, produit par la SLN (Société Le Nickel) mais on trouve aussi du nickel russe ou coréen.
L’usine de Pessac est soumise à la concurrence et doit donc lancer des appels d’offre.

Dans ces ateliers, la Monnaie de Paris ne fait pas que frapper les pièces, elle les conçoit entièrement du dessin à la gravure : un travail d’orfèvre et d’artisan. Les outillages des francs pacifiques sont des œuvres d’art. Pour certains, ils ont été conçus en 1930 et ils servent toujours : entre face et revers, entourés par une virole, le flanc sera pris en sandwich et par frappe sur la pièce monétaire, on va obtenir une pièce.

La plus vieille entreprise du monde est française, la Monnaie de Paris a été fondée par le roi Charles II en 864, aujourd’hui la machine à sous de l’État protège l’euro et les CPF derrière les hauts-murs de Pessac, une usine aux allures de châteaux forts. Cette dernière assure la fabrication des pièces depuis 1973 et une direction des monnaies courantes étrangères a été créée en 2010 pour renforcer l’offre. Actuellement la production de monnaie étrangère représente plus d’un tiers des volumes frappés dans l’usine. La monnaie de Paris exerce pour l’État la mission régalienne de frappe de la monnaie, mais aussi pour d’autres devises étrangères. 

Les pièces obsolètes ou usée y reviennent pour passer dans l’atelier de « dénaturation ». On y détruit leur valeur faciale et les flans sont alors fondus ou réutilisés pour la frappe d’autres monnaies.

France 3 Nouvelle-Aquitaine - Mise en ligne le 30/03/2017

 

 

Recommandations