En France, des enfants sont forcés à travailler

Publié le - Mis à jour le 21-11-2012

La Journée internationale des droits de l’enfant est célébrée chaque année le 20 novembre. Initiée par l’ONU, elle veut attirer l’attention sur le bien-être des enfants du monde. Tous ne sont pas protégés et respectés, mais pas seulement dans les pays lointains. En France, par exemple, des enfants sont obligés de travailler comme employés de maison.

© MAXPPP

On l’appelle « l’esclavage moderne ». Le travail forcé touche des continents comme l’Asie et l’Afrique. Mais on sait moins qu’il existe également en Europe, et notamment en France. malgré l’interdiction, de jeunes enfants sont contraints à mendier, à voler où encore à exécuter des tâches ménagères. « ils ont 7, 8 ou 12 ans, pauvres, originaires d’afrique ou des pays de l’est et conduit dans notre pays avec la promesse d’une vie meilleure… mais en réalité, ils deviennent les esclaves d’une maison », explique sylvie o'dy, présidente du Comité contre l’esclavage moderne (CCEM).

Exploités au travail

Cette association prend en charge environ 30 nouveaux cas par an. Mais « nous savons qu’ils sont beaucoup plus nombreux. Les cas que nous traitons sont la partie visible de l’iceberg », précise Sylvie O’Dy. L’enfant qui devient le serviteur d’une famille doit préparer les repas, nettoyer, s’occuper des enfants (s’il y en a) et de bien d’autres choses. En plus d’être exploité, il subit souvent de mauvais traitement : des coups, des privations de nourriture, des violences psychologiques et parfois sexuelles…

« Ce n’est pas du roman »

Il est très difficile d'estimer le nombre de victimes en France. « Peu de gens ont conscience de ces cas d’esclavage. Ce n’est pourtant pas du roman. L’augmentation de la pauvreté accentue encore le problème », poursuit Sylvie O'Dy. Il faut le témoignage d’un voisin, d’un enseignant, d’un commerçant… pour pouvoir saisir l’aide sociale à l’enfance. De simples passants, qui remarquent la détresse ou l’attitude anormale d’un enfant, peuvent aussi donner l’alerte. Il revient à chacun d’être vigilent pour lutter contre ce fléau.

Myriam Rembaut

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