C'est quoi vigipirate ? 1 jour, 1 question

Publié le - Mis à jour le 27-01-2015

Un plan de plus de 300 mesures

 

« Vigipirate » est composé à partir des mots « vigilance » (raccourci) et « pirate ».

La « vigilance », c’est être attentif, en éveil, se mettre en position d’alerte. Le nom Vigipirate a été donné au dispositif qui lutte contre les attaques terroristes et protège les citoyens français sur le territoire national et à l’étranger.

Ce plan est mis au point par le gouvernement. Il est déclenché par le Premier ministre et nécessite la participation de tous les ministères.

Environ 300 mesures (dont une partie seulement est rendue publique) composent le plan Vigipirate.

Celles-ci s’appliquent dans de nombreux domaines, comme les transports, la santé, l’alimentation, les réseaux d’énergie, les systèmes d’information…

Né il y a plus de 30 ans

 

Vigipirate a imaginé en 1978. À cette époque, l’Europe est confrontée à la violence de groupes extrémistes qui frappe l’Allemagne et l’Italie.

Mais le plan de grande envergure, qui implique l’ensemble du gouvernement, n’est appliqué qu’en 1981. Dix ans plus tard, il activé avec le début la première guerre du Golfe.

En 2003, quatre niveaux d’alerte sont créés. Ils se distinguent par des couleurs : jaune, orange, rouge et écarlate.

Depuis juillet 2005 et les attentats commis à Londres, au Royaume-Uni, le plan Vigipirate est resté en France à son niveau d’alerte le plus fort, c’est-à-dire rouge.

Pour simplifier la compréhension du plan, celui-ci est réduit, en février 2014, à deux niveaux : Vigipirate et Vigipirate alerte attentat.

 

Les enjeux du plan

 

Le plan a trois objectifs : le premier est d’assurer la protection de la population et des ouvrages et équipements du pays (gares, centrales nucléaires, magasins…) contre les menaces terroristes.

Le deuxième est d’éveiller chez tout le monde un esprit de vigilance, afin de prévenir d’éventuelles actions violentes.

Le troisième est de coordonner efficacement tous les services pour qu’ils soient réactifs en cas d’attentats sur le territoire.

Après l'attaque meurtrière contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, le gouvernement a décidé de déployer 10 500 militaires pour surveiller les écoles, les lieux touristiques, les bâtiments officiels et religieux, les grands magasins…

 

 

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