Une rentrée encore difficile pour des milliers d'enfants handicapés

Publié le - Mis à jour le 06-09-2013

Plus de 12 millions d'élèves ont fait leur retour en classe, mercredi 4 septembre 2013. Mais, cette année encore, des milliers d’enfants handicapés n’ont pas eu une rentrée comme les autres. Les établissements scolaires manquant de places, beaucoup sont contraints de rester chez eux.

(MARYLINE BARATE ET ROMAIN LIBOZ - FRANCE 3)

L'attente peut être longue, avant qu’un élève handicapé puisse bénéficier d’une place dans une école classique. « Ainsi, 5 000 enfants, de 6 à 16 ans, handicapés sont à leur domicile, tandis que 20 000 sont en établissement médico-social, sans accès à l’école, ou pour seulement quelques heures de cours par semaine », explique Jean-Louis Garcia, président de la Fédération des APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés).

L’accompagnement des élèves handicapés

La scolarisation de ces élèves varie selon la nature et la gravité du handicap : soit l’enfant n’a pas besoin d’une aide particulière, soit il doit être accompagné par un auxiliaire de vie scolaire. Cette personne permet à l'enfant handicapé de faire les gestes qu'il ne peut faire seul et veille à le rendre le plus possible indépendant. Les groupes de soutien aux enfants handicapés réclament, depuis longtemps déjà, l’amélioration de l'accompagnement de ces élèves. Le défenseur des droits, Dominique Baudis, a alerté trois ministres, mercredi 4 septembre 2013, sur la nécessité de trouver une solution à cette situation.

Égalité des droits et des chances

Un texte de loi (article L. 112-1 du Code de l’éducation) oblige en effet l'État à mettre en place « les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés. » Car tous les enfants vivant en France ont droit à l’enseignement. Intégrer le handicap dans le milieu scolaire, c’est garantir aux jeunes handicapées la même égalité des droits et des chances que les valides, pour réussir et avoir plus tard un métier. C’est aussi respecter le principe de non-discrimination, c’est-à-dire ne pas défavoriser certains groupes de personnes en les traitant différemment.

 

Myriam Rembaut

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